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L’impôt plancher inquiète les utilisateurs de services à la personneLe gouvernement confirme réfléchir à la mise en place d'un mécanisme fixant un montant minimum d'impôt à payer pour tout contribuable. L'objectif est de récupérer l'argent des niches fiscales.Le dispositif, qui existe déjà aux Etats-Unis, annulerait en partie le bénéfice de diverses déductions et abattements. Et pourrait ainsi concerner certains foyers fiscaux, pas forcément riches, mais qui emploient des personnes à domicile par exemple. Les "niches fiscales", ce sont ces déductions d'impôt qui, cumulées, permettent parfois de ne pas payer d'impôt du tout. Il s'agit par exemple des déductions liées aux travaux réalisés chez soi ou à l'utilisation de services à la personne via l'embauche d'un employé pour la garde d'enfant, le soutien scolaire ou le ménage entre autres. Ce sont ces niches fiscales qui sont dans le collimateur du gouvernement. Le mécanisme étudié par le gouvernement consiste à fixer un montant minimum d'impôt dont doit s'acquitter tout contribuable. Pour l'Etat, ce dispositif permettrait de récupérer une partie des dizaines de milliards d'euros abandonnés aux quelques 400 catégories de contribuables bénéficiant de ces "niches fiscales", qui recouvrent les dispositions permettant d'échapper à l'impôt sans être en infraction. Le dispositif est encore en phase de conception mais il pourrait viser des foyers fiscaux, pas forcément riches, des familles ou des personnes âgées par exemple, pour qui l'emploi de personnes à domicile n'est pas un luxe. Pierre Méhaignerie présente l'impôt minimum comme une compensation au "bouclier fiscal" prévoyant qu'aucun contribuable ne peut payer plus de 50% de ses revenus en impôts, contre 60% auparavant. Cette mesure était inscrite dans le "paquet fiscal" adopté durant l'été, une série d'allégements fiscaux qui doit coûter près de 14 milliards d'euros à l'Etat en année pleine, selon le gouvernement, davantage selon l'opposition. Ce "paquet fiscal" a suscité des critiques des partenaires européens de la France, qui craignent qu'il ne compromette l'objectif de retour à l'équilibre des comptes publics fixé à 2012 au plus tard par Nicolas Sarkozy. Source : www.europe1.fr |
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