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Les services à domicile
Les services à la personne, quelle organisation ?
Les services à la personne sont susceptibles de créer plusieurs centaines de milliers d'emplois dans les deux prochaines décennies.
Reste à articuler l'offre des associations et du secteur marchand, face à un public croissant, à lui donner des standards de qualité partagés, à substituer la professionnalisation à la bonne volonté. Tels sont les enjeux avec le marketing des enseignes et la part des technologies qui animeront le plateau événementiel de Géront Expo-Handicap Expo (22/24 mai) le mercredi matin 23 mai à la Porte de Versailles.
Les services à la personne et la prise en charge des personnes dépendantes : quelle offre ? quelle organisation ? quelle articulation avec les autres professionnels ? Les questions qui animeront le plateau événementiel de Géront'Expo-Handicap Expo, le mercredi 23 mai sont essentielles pour l'avenir de l'organisation des soins à la personne âgée dépendante ou handicapée.
Elles le sont d'autant plus que le secteur de l'aide à la personne appelle à la structuration des métiers, des effectifs, à la normalisation des prestations, à la coordination des efforts.
La "clientèle" ne va, en effet, pas cesser d'augmenter, surtout après 2020. Les prestataires de services eux-mêmes doivent s'organiser et valoriser les prestations de leurs salariés, souvent encore sous-qualifiés, sous rémunérés aujourd'hui. D'où l'urgence de la série de débats réunissant les principaux responsables professionnels et institutionnels des services à la personne autour des animateurs d'une matinée-colloque, les journalistes Georges Mattéra et Jean-Yves Ruaux (Seniorscopie.com/Bayard). Cette urgence naît des constats et de la prospective.
2025 : 400 000 temps pleins d'aide à domicile ?
Imaginons la société française après 2020. Les plus de 50 ans compteront plus de la moitié de la population. L'équation retraite-travail risque de les pousser à travailler jusqu'au bout, car rares seront les carrières complètes, en raison même du chômage qui aura constamment frisé les 10% de la population active entre les années 1980 et 2007. Comment pourraient-ils, alors, prendre en charge un parent ou un aîné en mauvaise posture ? Le maintien à domicile sera favorisé car il est de deux à trois fois moins coûteux que l'institutionnalisation. C'est aujourd'hui un secteur qui peine parfois à recruter et à fidéliser en dépit des dispositifs gouvernementaux. Mais doit-on croire que les salaires et les conditions de travail y auront été suffisamment valorisés pour qu'il puisse recruter davantage ?
Le commissariat au Plan a publié le 13 juillet 2005 le rapport "Prospectives des besoins d'hébergement en établissement pour les personnes âgées", que lui avait commandé la ministre des Personnes âgées, Catherine Vautrin, au début de la même année.
Conclusion : les besoins varieront selon que l'on privilégiera le maintien à domicile ou l'admission en institution, mais le rapport préconise d'ajouter de 340 000 à 620 000 places en maisons de retraite aux 425 000 existantes. Soit une augmentation allant de 80% à 150% des disponibilités actuelles. Ceci signifie au minimum un doublement du nombre de personnes travaillant en établissement (185 000 actuellement, 350 000 à terme) et une multiplication par deux, trois ou quatre des personnels d'aide à domicile. Leur nombre pourrait passer de 95 000 "équivalents temps plein" en 2004 à plus de 400 000 en 2025. Le rapport Le Bouler, qui aura été suivi d'autres études, comporte un volet qualitatif qui pourrait encore favoriser l'emploi de service qualifié.
La dépendance, la grande vieillesse, les services à domicile seraient-ils le grand gisement d'emploi français du XXI° siècle ? Oui, s'ils sont solvabilisés par la puissance publique ou les flux économiques, et valorisés en termes de qualification comme de contenu.
Source : www.seniorscopie.com