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Le traitement de la douleur à domicile en question

Les infirmiers libéraux étaient réunis hier à l'occasion d'un séminaire sur la prise en charge de la douleur à domicile. Ils en ont profité pour lancer un appel de détresse à leur collègues de l'unité mobile anti-douleur du CHU. Toute la journée des personnalités du monde médical se sont exprimées sur la problématique du traitement de la douleur chez le patient.

Les infirmiers libéraux sont constamment confrontés à la souffrance de leurs patients, sans pourvoir leur venir en aide. Une souffrance tant morale que physique, particulièrement chez les personnes âgées.
 
Difficile à évaluer, la douleur morale est souvent due au mal être de ces personnes âgées, ou de ces malades qui ne peuvent exprimer leur souffrance que rarement. Reconnu comme un droit fondamental de toute personne par la loi relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé du 4 mars 2002, le soulagement de la douleur s'inscrit parmi les objectifs à atteindre pour les cinq prochaines années dans le rapport annexé à la loi relative à la santé publique du 9 août 2004.

C'est pour résoudre ce problème que les infirmiers libéraux ce sont réunis ce week-end.

Au niveau national, un plan d'amélioration de la prise en charge de la douleur a été mis en place sur la période 2006-2010. Quatre priorités ont été définies dans le cadre du plan national d'amélioration de la prise en charge de la douleur 2006 :

  • Améliorer la prise en charge des douleurs des populations les plus vulnérables notamment des enfants et des adolescents, des personnes polyhandicapées, des personnes âgées et en fin de vie.
  • Améliorer la formation pratique initiale et continue des professionnels de santé pour mieux prendre en compte la douleur des patients.
  • Améliorer les modalités de traitement médicamenteux et d'utilisation des méthodes non pharmacologiques pour une prise en charge de qualité.
  • Structurer la filière de soins de la douleur, en particulier celle de la prise en charge des douleurs chroniques dites rebelles, pour rendre plus efficace le dispositif.

Chez nous, les infirmiers libéraux ont particulièrement interpellé leurs collègues de l'unité mobile anti-douleur du CHU Pointe-à-Pitre / Abymes.

Source : www.maximini.com